samedi 21 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
mercredi 21 octobre 2009
dimanche 28 juin 2009
jeudi 30 octobre 2008
PRESENTACION DEL LIBRO «NUAGES» DE PATRICIO SANCHEZ
dimanche 12 octobre 2008
mercredi 28 mai 2008
"Une poésie incarnée corps et âme"
http://www.litterales.org/editions.htm
Ainsi se succèdent les inconscients du lent compagnonnage européen concrétisé par un « retour » (intitulé en français/ et une extraordinaire page en prose « Personne ») d’où suinte la dépossession de celui qui ne sait plus exactement où il est, qui il est, et si même il est. Patricio Sanchez perdra mais ne perdra pas, au fil des ans et des écrits, de la réflexion conduisant sa marche et sa démarche, le statut ambigu qui dans ses jeunes poèmes l’incitait à avouer : « Tu est un émigrant qui ne guérit pas/ là où tu vas tu oublies tes bagages. » Acte magnifique et bellement exprimé – de se poser et ne pas se poser, moyen peut-être, dans l’ambiguïté et une désinvolture aux accents de légèreté, moyen d’affirmer l’enracinement irréfragable et l’errance fatale de tout un chacun.
Enraciné mais qui au grand jamais ne s’enferme, fût-ce dans le regret. Cet homme nous donne à visiter tel un cicérone éclairé, ses découvertes imposées mais au final chaleureuses, affectueuses au-delà de l’admiration, offertes par ce voyage initié dans la déchirure. Certes maints lieux de prestige s’égrènent, Londres il est vrai, mais lieux plus fréquemment situés dans le pourtour méditerranéen (pensons à Florence, Arles). Patricio ne saurait oublier cette part de culture, littéraire au premier chef, que constitue la langue espagnole. Inévitablement, outre l’allusion à Barcelone (« ja no es bona », écrit en catalan), surgit à la lumière la poésie ibérique au plus haut niveau. Il est remarquable qu’il ne se contente pas de citer ses personnalités ; il en saisit les particularités, le ton. Ainsi d’Antonio Machado, exilé d’Andalousie en une Vieille Castille dont il tombe amoureux mais regrettant toujours les citronniers de sa Séville natale. Il est ici également présenté en gravité et lassitude, lui qui survécut si peu au passage de la frontière française, pris dans l’exode républicain. Dans El Calendario de la Eternidad, le poème « Cántico » est dédié à Jorge Guillén ; or celui-ci (ami de Lorca) fut dans les années 1930 l’auteur d’un recueil de poèmes somptueux, élégants et existentiels portant ce même titre ; la précision, la musicalité des deux textes apparente les auteurs. Patricio Sanchez excelle à choisir, à capter l’essence des univers poétiques qui ont précédé les siens propres.
S’immergeant naturellement dans la parole de langue française, la France étant pays d’adoption, selon sa dédicace ; un accueil et une proximité qui n’impliquent aucun renoncement à la patrie d’origine. Une particulière chaleur baigne l’approche affectueuse de sa deuxième « résidence sur la terre » (aurait dit le grand poète Pablo Neruda). Du « croissant chaud » parisien (préféré aux traditionnels bérets basque et baguette de pain, stéréotypes universels) à – surtout – une promenade intelligente, fine et lucide, à travers la poésie qui nous est commune et chère. Assez peu de tourisme, assez d’empathie : en terre occitane, Joë Bousquet et Carcassonne, Valéry et Sète, Max Rouquette et Montpellier entre autres sites. Essentiellement l’atmosphère qui émane des grands moments de l’histoire culturelle nationale. Plus que de portraits, nous jouissons de la pertinence des simples allusions nimbées d’attraits réciproques. Eluard le charme par ses yeux qu’il cherche et ses poteries de glaise ‘réminiscence de Neruda le pétrisseur ?) ; par cette liberté (« je dis ton nom… ») métamorphosé ici en Espérance d’opprimé, magnifiée à la fois dans les seins de marbre et les lignes de la main.
Avant même la visite à Charleville précédée du sous-titre raffiné (Desasosiego : inquiétude, trouble) apparaît Arthur Rimbaud, qui hante les suicidés de la Seine, elle qui coule silencieuse sous le pont Mirabeau, évocation à peine déguisée d’Apollinaire. Trêve de gravité. L’enfant qui fut l’auteur avait les yeux brillants comme celui-là qui écarquillait les siens devant les belles images lorsque Aragon chantait les Yeux d’Elsa. Le poète latino-américain et français par coup de foudre et progressive imprégnation s’embue d’universalité.
Et l’exprime magnifiquement à la face de l’ « étranger » et à la nôtre (ne sommes-nous point l’un et l’autre ?) lorsqu’il prononce : « Ta douleur est aussi ancienne que le monde. » Voici façon d’ajouter couleur à couleur, de nous rappeler que, sans nier en rien le dépaysement et l’épreuve, nous sommes tous et chacun dans son domaine, exilés en quête de lien et d’évasion : « Ensuite tu pourras trouver en un autre espace/ une autre ville où le soleil cherchera ton/ visage premier. » Le visage de source commun à nos âges divers, l’enfance qui nous laisse sans voix, unit nos personnes différentes et l’entier des êtres en ce monde. Enfance dans sa douleur infligée par la sévérité excessive (ou la naïveté ?) de vieilles goyesques aux dents cariées du pays profond, perte d’amours juvéniles (« j’ai perdu le minois d’une jeune fille. ») L’histoire des nations, l’histoire des humains a un sens, celui du temps et celui des poètes. Il est légitime de parler de la foi de Patricio Sanchez pour qui la souffrance n’équivaut point à l’absurdité. Certes, le livre sacré dit-il a usé nos yeux, mais également, le blé « multiplie les pains », champs contemplés pour leur grain craquant.
Le vocabulaire marque l’épiphanie de l’arbre ; aussi bien que le calice (terme récurrent) signifie le raisin nourricier du vin, et d’autre part la souffrance des pays martyrisés (dont le Chili). L’espace d’écume /visible et évanescent/ permet d’atteindre Dieu, car la poésie n’est pas un simple exercice d’esthétique ou de divertissement. Elle grave et elle est grave.
Au-delà et à l’intérieur, au cœur de ce vécu, à juste titre l’auteur se revendique poète ; à ce titre nous persuade de la beauté parfois tragique du monde en ses miroitantes facettes. Revendique le droit à la fantaisie, l’embellissement pourquoi pas primesautier de l’air du temps, propose avec une pointe de malice souriante ces jours qui auraient deux nuits et quatre soirs ou déclins de lumière. Propose même aux pauvres (d’esprit et d’argent) le spectacle d’une mouette dans son lit en or. Car cet artisan orfèvre qu’est le poète voit (faites-vous voyant…) le miel que les « enclumes fondent avec des marteaux » et une « fugitive migration de topaze. » Il n’est frontière qui tienne même si là ou ici un bruit inquiétant de chevaux se perçoit. La poésie non seulement transcende les hiérarchies humaines, mais prête vie et désir de dispersion et d’unité. Emotion assurée dans cet intimisme tant décrié. L’échange subtil traverse l’écriture de Patricio Sanchez, les lieux fraternisent dans l’élan vital ; les moineaux désirent découvrir les araucarias du Chili, symétriquement nous contemplons la simplicité aveuglante, l’immense tendresse de sa présente maison villageoise languedocienne : « Une petite maison comme une maison grande, grande comme un nuage ou aussi bien comme le monde », et son figuier éventuellement frère de celui-là que chérissait Octavio Paz. Tout se compose comme un bouquet de rupture et d’amour. Une femme sans doute : « Peut-être cherchais-je quelqu’un,/ mais ce quelqu’un déjà ce ne pouvait être toi. »
Un frère perdu retrouvé perdu « avec un morceau de verre évanescent,/ semblable à la forme de la main », le verre, blessure et transparence. Laissons-nous bercer, sachant que la création est mouvante, dans son apparente fermeté, que vers la Sorgue de René Char comme autre part, « Il n’est de vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons » ; aucune force n’est un absolu. Ecoutons Federico Garcia Lorca nous rappelant (in L’image poétique chez Góngora) que le poète peut « donner une impression de l’infini avec uniquement la forme et le parfum d’une rose ». Merci à Patricio Sanchez de nous avoir livré sa vie sensible en préservant ce que nous aimons à dénommer « jardin secret » ; dosant l’aveu et le respect à la juste laisse d’un bord de mer. « Je viens de toutes les langues » ; comment dire mieux ? Dans ces sociétés impitoyables, appelons (encore) à l’aide René Char, pour que résonne son adresse à Rimbaud et à ceux qui cherchent leur vérité. A la lecture du présent recueil, sachons-le par brûlure : « Avec toi le bonheur est possible ».
Critique littéraire de la revue “Souffles” (France).
vendredi 21 décembre 2007
El calendario de la eternidad,
DE
PATRICIO Armando Sánchez
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(por José Alejandro Peña)
"El Calendario de la eternidad", de Patricio Armando Sánchez, más que un mapa orgánico o una guía dantesca, es una muestra en secuencia de los "delitos" de un hombre que no teme ni a la vida ni a la muerte, ambos temas , tocados reflexión lírica con voluntad y sobrehumana. La experiencia de vivir fuera de su país natal (Chili), ha marcado bien a este hombre que sensible ve el mundo con todos sus elementos Contrastes y desde Francia, su país de adopción.
El calendario, que marca los días, los meses y los años, el indica que "suceso" de vivir no detiene SE: la eternidad ocurre une cada instante, pues ella es el hombre que se sustituye y pasa y se repite con sin una constancia FIN, como una línea recta. El olvido, que sirve de fondo a los actos humanos, está signado por la palabra, que hace el dibujo del mundo une imagen y semejanza de la suerte, o del azar. Sin embargo, los poemas de este libro de Patricio Armando Sánchez, pas de fils juegos de Armas, de copas, de Barajas ni golpes de dados: escapan al dominio del azar por obra y gracia de la reflexión serena, diáfana y profunda.
Se canta lo propio cuando se canta a los demás. Así cada línea marca un retorno ida y una, una repetición de adioses luminosos que hacen un mapa de la interioridad de todas las cosas. Para Patricio Armando Sánchez y valor tienen decisiva importancia los colores, las fechas, los lugares, las situaciones, las voces de la Calle, El Charco de Agua Negra, zapato sin los niños, los insectos, los hombres con bigotes y las mujeres suegros con de alquiler ...; y sabe que todo es suceder simultáneo historia y cada coïncident con la otra, la que nadie ha Vivido todavía. Se anticipa al tiempo por voluntad del tiempo, que es el hombre, siempre. Canta a lo efímero porque allí lo permanence immuable.
Su lenguaje suele ir soltando luces y moldeando huellas sonidos y. Esto es, dotando las cosas de la Realidad de que es una nueva realidad casi siempre imperceptible. Sus poemas marcan un decir que solamente por otro reemplazado es decir o por el silencio, la flecha Disparada, con intención, al corazón de todos. Siempre he dicho que la poesía debe apuntar al corazón, dar, pero finalmente, en la cabeza, como hicieron los Poetas del romanticismo francés, francés y alemán. Y luego como hicieron los Poetas de La Vanguardia hispanoamericana europea e, mer dicho que de paso, se sirvieron de muchas manies Mañas y, todas ellas sin Equivalentes. Patricio Armando Sánchez sabe combinar distintas Atmosferas tonos y, pasando de la reflexión filosófica a la Evocación impresionista del paisaje, cambios en el siempre hay que, ya cromáticos, o intenciones de.
Algo que no humour un voy dejar de mencionar NI DE resaltar es el hecho de la ironía, que se convierte en en este libro de indudable oxígeno vitale. Humour y dolor se Juntan en forma de ironía para producir un choque en la Psiquis del lector. Lo interesante de la ironía es que tiende une producir sorpresa, un tipo de sorpresa ningún Ignorer puede lector. Especialmente si esta está acompañada de un toque de ternura.
En el primer poema (Huachocopihue) nos dice:
"Para posteridad la, nda gritaban las Viejas del barrio Huachocopihue, en Valdivia, con los dientes cariados: ¡Es necesario realizar bonitos sueños!"
Uno de los poemas que más me impresionan es el titulado "Aquí debería comenzar mi canto" (pág. 14), un Soneto que evoca y denuncia, pero con lirismo tal con neoclásicos humanismo y, las cotidianidades de una Europa cristiana », bárbaramente moderna Salvaje y ". Y me impresiona por su gracia, su firmeza, realismo y su. Un realismo forzado une expulsar Remiendos impuros sus, sus Maravillas de ardeur.
Su poema "Humano", dedicado a Pessoa Farnando (pág. 16), uno de los más importantes del libro, merece sentent atención del lector, por todo lo que contiene encierra Y.
En este poema se dan las preguntas y respuestas claves como las que están ya contenidas en las preguntas de manera Silente. El poema está ordenado fr sentencias. Cada sentencia es una descarga, una demarcación del día y de la hora de aquel extranjero convocado invocado o por la palabra como señal de vida.
Con "El Calendario de la eternidad", Patricio Armando Sánchez, y dignifica ejemplifica la poesía hispanoamericana de nuestros días. Si usted o cualquier dudara por un instante, con su justo derecho (por qué no), Abra este libro y lea.
mardi 20 novembre 2007
Lugar: http://www.insecula.com/musee/photo_ME0000055096.html
Programme réalisé par la Ville de Bédarieux en partenariat
Collège de Quissac,
mercredi 29 août 2007
Sans nom. Survivant dans le mutisme de l’œil. Brisé
par la stridence de la vie, je suis debout, comme un peuplier austral.
Pour l’instant, je me dresse contre les falaises du néant.
Évoluant comme une pierre sans patrie. Maudit.
Enveloppé d’insultes et prêt à pardonner le bruit
de la pluie tombant sur l’eau.
La terre tremble sous mes pieds d’argile.
Je bouge mes bras.
Je respire.
Il est temps de construire des ponts, des sentiers, des passages.
Tu es nulle part.
Nous devons reconstruire ces murs.
Le brouillard, comme une vague obscure nous emporte.
Aucun mot.
Aucun visage pour annoncer le jour.
Et ta colère féroce sous une comète de jade.
Rues absentes.
Odeur de poêle qui suinte dans ta mémoire d’enfant.
Les arbres sont brisés dans une forêt innommable.
Tu chantes donc, le rien.
Le squelette de la feuille.
Le silence.
Les maisons sont vides comme un gant endormi.
Il faut admettre que la vie n’est pas partout souveraine.
Bâtir un mur en papier comme on construit une maison.
Seule la parole est importante.
Seul le geste est nécessaire.
La paupière ouverte.
La main tendue.
L’espoir.
La joie est un dilemme lorsque nous découvrons le jour.
Le criminel s’en va.
Son ombre passe, ancrée en nous, amoindrie, inaccessible.
Sur les ruines du néant, l’herbe pousse.
Et se faufile à travers nos yeux,
l’ombre.
C’est la fin.
Egorgés, les hommes meurent encore.
La ville disparaît.
Nous devrons nous souvenir.
Je reviens vers toi, à travers cette déchirure sans fin.
Ton visage sourit lorsque je touche ces cendres.
Dans la plaie de ta voix disparaît l’orage.
Sur ces murs fissurés nous bâtirons une ville.
Présentation des textes
de la SÉLECTION
D'OCTOBRE 2005
n*29
Par Liette Schweisguth
"Le Piano"
par Laurence de Sainte-Maréville
... ouvrons grands nos coeurs pour Patricio Armando Sanchez qui nous revient du Chili avec un poème épique, une "Autobiographie du néant" dédiée à Pablo Neruda. Le comité a été soufflé ! Ecoutons ces voix :
« une des rares fois où je lis le néant, la destruction , la douleur avec une telle force de survie. Il y a la matière et il y a la vie, la reconstruction… l'espoir… la rencontre quoi! L'essence de la vie. » "Le squelette de la feuille." (Gert Millaire)
« Un excellent poème, oscillant d'un rythme à l'autre. L'écriture est fluide, se déroule comme d'elle-même, sans intervention d'un quelconque poète. » (Teri Alves)
« Il y a dans cette autobiographie des moments heureux et quelques vers remarquables comme par exemple :
"Les maisons sont vides comme un gant endormi."
Le poème n'est pas nombriliste il y a parfois des passages épiques, et toujours du mouvement. » (Yves Heurté)
« Superbe. En général, je n'aime pas trop lire les longs poèmes car parfois j'ai l'impression que l'auteur cherche à trop en dire. Mais, ici pas un mot de plus, pas un de moins. Tout se tient. Le je, le tu, le il, un peu de mystère ici. Une sensation d'être dans l'espace, de respirer donc d'être utile, fort, pour reconstruire une ville. Des passages bien vus, étonnants parfois. » (Cécile Guivarch)
« Je n'aime pas trop les longs poèmes en général mais celui-ci m'a bien accroché.
"Odeur de poêle qui suinte dans ta mémoire d'enfant." Et la fin : "Dans la plaie de ta voix disparaît l'orage. / Sur ces murs fissurés nous bâtirons une ville." Même s'il vaut mieux abattre un mur fissuré si on veut vraiment rebâtir. » (Eric Dejaeger)
Hélène Soris déploie certains passages, les commente en les poursuivant comme en un chemin avec elle-même, s'appuyant contre l'épaule de l'auteur (ou lui prêtant la sienne...) :
"Survivant dans le mutisme de l'œil. Brisé par la stridence de la vie" " prêt à pardonner le bruit de la pluie tombant sur l'eau." : impression d'un homme pourtant fort qui ressent une fragilité
"Rues absentes. Odeur de poêle qui suinte dans ta mémoire d'enfant." et se réfugie un instant dans l'enfance "le rien. Le squelette de la feuille." Image de fragilité courant d'air une feuille qui sera emportée, va mourir.
***
http://www.francopolis.net/librairie/introoctobre2005.htm
lundi 16 juillet 2007
Antología Poética,
(1977-2007)
UNA POESÍA DE LA INFANCIA Y DEL EXILIO
Por Cristián Vila Riquelme
Nos encontramos entonces en el país de las evocaciones y qué mejor vehículo de aquel que la poesía −de aquella que vaticina y devela, que se maravilla y sorprende eternamente. Puesto que de entrada, con un poema-prólogo, “Huachocopihue”, el poeta nos dice: Podremos pensar en la tierra baldía/ que heredamos, extrañamente, mientras leíamos/ el Libro Sagrado que desgastó nuestros ojos,// la novela del mar, toda la vida ésta para tramar nuestra dicha.
Y hablábamos de evocaciones y de curar el exilio, precisamente porque el poeta no puede comenzar su libro sólo con ese poema-prólogo de marras, sino que con la nostalgia de la tierra natal por el impacto que provoca el exilio cuando recién éste comienza: Mas siempre la nostalgia de tu tierra/ Traerá algún sabor en su canasto./ Cuando crees odiar, amas profundo.// Eres cual un fantasma siempre en guerra/ Con los días domingos, sobre el pasto./ Tu dolor es tan viejo como el mundo., termina diciendo en el soneto “Aquí debería comenzar mi canto” (y que también le da nombre a la primera sección del presente poemario). Y nótese el verso Cuando crees odiar, amas profundo, porque queda claro que Sánchez no se contenta (es un decir) con el lugar común de todo comienzo del exilio −cuando nos damos cuenta de que rompimos para siempre una (cómoda o incómoda, poco importa) continuidad y nos sentimos desgraciados y solitarios. No, el poeta vive su nostalgia afirmativamente, se da cuenta de que su dolor es tan viejo como el mundo. De algún modo es la postura trágica a la Nietzsche, es decir, la de aquel sumido en el amor fati: Tu semblante son los trenes que se duermen con el alba./ Llevas equipaje transitorio,/ viajas.// Desciendes en un andén,/ te preguntan tu nombre,/ no respondes.// Sin embargo, debes ser feliz porque estás vivo./ Vivir es algo sumamente serio para ti., nos dice en el poema “Extranjero”, de la misma sección que el anterior soneto (después de todo vivir es algo sumamente serio para cualquiera de nosotros). Se puede decir, entonces, que no hay sólo un pathos, siempre de algún modo tan fácil, sino que más que nada pura afirmación de esto que somos; de alguna manera se juega la baraja de la vida con el ojo abierto del vate, con la capacidad de observación de los antiguos arúspices, y algo nos recuerda al indio Vallejo con su cuervo, que a pesar del desgarro del exilio (“mi burro peruano en el Perú (Perdonen la tristeza)”), establecía una cierta distancia irónica o, mejor aún, una cierta distancia humorística con su realidad de aquel entonces. Por eso, por esa filiación inevitable, cito enteramente el soneto de Sánchez, “El Ojo”, de la segunda sección de este hermoso libro: Sencillamente hay días en que el ojo/ No ve la realidad de buenas ganas/ Subidos en el cisne las mañanas/ Nos causan un dolor de color rojo// Y andando por caminos sólo el ojo/ Decide si en la marcha las campanas/ Habrán de repicar en las ventanas/ De aquellos que no miran con un ojo// Volviendo al tercer verso modernista/ No busco sustraerme a los problemas/ No obstante estoy buscando soluciones// A este mal estoico en que el artista/ Acaba por creer que sus emblemas/ Son meras necedades o emociones. O tal como en el poema “Hoy”, hay también una rítmica vallejiana, pero no en el sentido de alguna influencia −siempre tan molesta para cualquier poeta con oficio, que es el caso de Sánchez, de cuyo oficio qué duda cabe−, sino que de filiación, de hermandad poética: Hoy acabo de hablarme en una oreja/ Hoy acabo de hablarme en un oído./ Hoy estoy feliz, caramba!, qué tristeza/ Al sentir mi corazón redondo y amarillo. Así también, en el soneto “Pequeña biografía del energúmeno”, demuestra esa ligera distancia a través del humor (de la que hablábamos) de modo más que evidente: No le pidáis uvas a las peras./ Nuestra vida es una gran travesura./ Decimos hola y decimos adiós., que de paso nos lleva, evocativamente, al poeta chileno Jorge Teillier de aquel verso famoso: para ocultar lo único verdadero: que respiramos y dejamos de respirar. Y, sin ir más lejos, tenemos los siguientes hermosos versos, tan llenos de filiación, una vez más, con el poeta Teillier: Todas tus muchachas son hermosas como los calendarios que nos regala la eternidad./ Todas tus muchachas son hermosas como las vocales de los ciruelos que despiertan bajo los sauces meditativos del tiempo.//Todas tus muchachas son hermosas como las pestañas del cilantro.(“El Calendario de la Eternidad”), porque se hace presente, aquí, lo que algunos llaman “lo lárico”, pero que, a mi juicio, debería llamarse la evocación de la infancia en el exilio. Y que es casi como volver a producir el mundo: El oro de los campos es latido de pluma; galopan a lo lejos caballos invisibles, y en el anfiteatro de la nieve y el musgo sólo los moscardones semejan a una piedra. (“La Frontera”).
La poesía de Patricio Armando Sánchez es como el Das Lied von der Erde (“El Canto de la Tierra”) de Gustav Mahler: evoca a través de la tristeza y del maravillamiento frente al formidable resplandor de este mundo una especie de ciega fe en el paraíso perdido pero, también, ese amor fati a la Nietzsche del que ya hablé más arriba. La vida es algo serio y por eso debe ser tomada con humor y con rabia, con amor y con pena, y a través de todo eso afirmarla más allá de los ríos que van a dar a la mar que es el morir, como dice Manrique, porque tal como nos dice nuestro poeta: Son los ríos la dicha de la dúctil granada: cuyo cristalino ramaje de asteroides alumbra los senderos por donde el trigo huye en busca de un molino que sólo será piedra. (“Valles”). Es indudable: el poeta recorre el mundo y recorre la poesía y la vida misma (la suya, la del otro, la de todos nosotros) y, por eso, seguramente, se sentará en el recodo del camino a la usanza del poeta Machado, mirará hacia atrás y hacia delante, compartirá o no su pan y su vino y luego volverá a echar a andar: Doy las gracias al viento y a los árboles/ a las palomas que vendrán mañana/ a despertarme con sus alas blancas (“Gracias”).
Caleta Horcón, Chile, marzo de 2007.
Roue de bicyclette, 1913/1964 - sous la direction de Marcel Duchamp
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Duchamp/ENS-duchamp.htm
Paris
http://www.gratisnette.com/image/personnelles/paris/photos_gratuites_de_paris_2000/image24.htm
PABLO DE ROKHA
(1894 – 1968)
http://infochili.forumactif.com/INFOS-PRATIQUES-c3/Culture-f15/LITTERATURE-t36.htm
Pablo de Rokha, de son vrai nom Carlos Díaz Loyola, est né à Licantén, qui en mapuche signifie "terre des hommes de pierres". En 1942, lui et sa femme voyage à travers le continent américain. Il est accueilli avec un véritable enthousiasme dans la majorité des cercles littéraires.En 1964 il est invité par Mao, durant sa visite il écrira « China Roja », qui sera traduit en chinois. En 1965 il reçoit le Prix National de la Littérature, qui lui ouvre les portes des plus grands éditeurs chiliens.En 1968, le Chili est profondement touché d’apprendre la douloureuse nouvelle, Pablo de Rokha s’est suicidé. Il fut un véritable innovateur de la poésie chilienne et sud-américaine. « Suramérica » (1927) est le premier texte surréaliste du continent.
http://www.letras.s5.com/rokha3106.htm
Peu de textes poétiques du poète chilien Pablo de Rokha ont été à ce jour traduits en français. Pourtant, il demeure une figure majeure de la poésie chilienne, et même latino-américaine, du XXe siècle. Dans cette Complainte du vieux mâle, écrite quelques années avant sa mort, l’épopée se mêle au lyrisme pour nous emporter, à l’aide d’images fulgurantes, dans ces territoires où il évoque la difficile condition humaine. À la lecture de ce texte on comprend mieux ce qu’il disait de sa poésie : « Toute mon œuvre, toute, absolument toute est tragique et dionysiaque, volcanique et insulaire, dramatique et océanique, comme le continent américain. »
http://www.decitre.fr/livres/Complainte-du-vieux-male.aspx/9782873172312
THE MOUNTAIN AND THE RIVER
BRETON, André, Nadja, « Ses yeux de fougère… », Paris, Gallimard, 1964
http://phomul.canalblog.com/archives/breton__andre/index.html
La Coupole, Paris
http://paris1900.lartnouveau.com/paris14/bd_montparnasse/la_coupole/cpsm/coupcpan1939.htm
Chapeau cloche
http://www.ancienne-mode.com/base.php?page=modules/page_generator/page.php&pgr_id=167&PHPSESSID=bee8679422
Le fils de l'homme, Magritte
http://www.essentialart.com/acatalog/Rene_Magritte_Le_fils_de_l'homme.html
Tour Eiffel
http://www.gratisnette.com/image/personnelles/paris/photos_gratuites_de_paris_2000/image10.htm
Rue Visconti, bois gravé de Constant Le Breton
http://robertgiraud.blog.lemonde.fr/category/rue-visconti/
Portrait prémonitoire de Guillaume Apollinaire
http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/dechirico/apollinaire.htm










